Déraillement à Repentigny | Le CN et Ottawa étaient au courant dès 2023 des lacunes soulevées par le BST

La Presse - 16/07
Des pièces névralgiques à l’ancrage des rails étaient manquantes ou s’étaient déplacées à quelques endroits sur la voie ferrée où un train a déraillé, à Repentigny, le 5 juillet dernier, révèle le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST). Le CN et Transport Canada étaient au courant dès 2023 d’une détérioration possible du tronçon de la voie ferrée où s’est passé le déraillement, a appris La Presse.

Des pièces névralgiques à l’ancrage des rails étaient manquantes ou s’étaient déplacées à quelques endroits sur la voie ferrée où un train a déraillé, à Repentigny, le 5 juillet dernier, révèle le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST). Le CN et Transport Canada étaient au courant dès 2023 d’une détérioration possible du tronçon de la voie ferrée où s’est passé le déraillement, a appris La Presse.

Publié à 9 h 36 Mis à jour à 15 h 27
Éric Martel La Presse
Ulysse Bergeron Équipe d’enquête, La Presse
Henri Ouellette-Vézina La Presse

Les enquêteurs du BST ont examiné la voie ferrée dans le secteur du déraillement, dans Le Gardeur, à Repentigny. Ils ont aussi scruté huit autres sections de la voie.

Ils y ont découvert des anticheminants – une pièce de métal très solide fixée sous le rail – manquants, ou déplacés. Selon le BST, des traverses de trains étaient déviées, ou n’étaient pas perpendiculaires aux rails, ce qui a pu réduire la stabilité du train et augmenter les risques de déraillement.

« La distance entre les rails doit toujours être la même pour garantir la stabilité d’un train. Les anticheminants permettent cette stabilité », détaille l’ex-PDG de l’Agence métropolitaine ...
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